jeudi 2 avril 2020

Dans le monde, plus de 71,5 millions d’hectares de surface agricole sont cultivés en bio


2018 a été une nouvelle année record pour l’agriculture biologique mondiale. Selon la dernière enquête du FiBL sur l’agriculture bio à travers le monde, la surface agricole biologique a augmenté de 2 millions d’hectares; les ventes du commerce de détail de produits bio ont, elles aussi, continué leur croissance, pour atteindre un nouveau record, comme le montrent les données provenant de 186 pays (données datant de fin 2018). La 21e édition de l’étude "The World of Organic Agriculture", publiée par le FiBL et l’IFOAM – Organics International, montre que la tendance positive de ces dernières années se poursuit. Cette enquête annuelle sur l’agriculture biologique dans le monde est réalisée avec le soutien du Secrétariat d’État à l’économie (SECO), du Centre du Commerce International (ITC), du Fonds Coop pour le développement durable et de NürnbergMesse, l’organisateur du salon BIOFACH.

Le marché bio mondial continue de croître et a dépassé la barre des 100 milliards de dollars américains
Selon la société d’études de marché Ecovia Intelligence, le marché mondial des aliments biologiques a, pour la première fois, dépassé la barre des 100 milliards de dollars américains en 2018 (environ 97 milliards d’euros). Le premier marché est celui des États-Unis, avec 40,6 milliards d’euros, suivi par l’Allemagne (10,9 milliards d’euros) et la France (9,1 milliards d’euros). En 2018, de nombreux marchés importants ont continué à enregistrer des taux de croissance à deux chiffres et le marché bio français a notamment connu une croissance de plus de 15 %. Ce sont les consommateurs danois et suisses qui ont dépensé le plus pour les aliments bio en 2018 (312 euros par habitant). Le Danemark détenait en outre la part de marché bio la plus élevée (11,5 % de son marché alimentaire total).

2,8 millions de producteurs bio à travers le monde
En 2018, on a recensé 2,8 millions de producteurs bio. L’Inde reste le pays ayant le nombre de producteurs le plus élevé (1'149'000), suivie par l’Ouganda (210'000) et l’Éthiopie (204'000).



Hausse constante de la surface agricole biologique
Au total, 71,5 millions d’hectares étaient cultivés en bio fin 2018, soit une hausse de 2,9 % ou de 2 millions d’hectares par rapport à 2017. L’Australie est le pays ayant la plus grande surface agricole biologique (35,7 millions d’hectares), suivie par l’Argentine (3,6 millions d’hectares) et la Chine (3,1 millions d’hectares). En raison de la grande surface bio en Australie, la moitié de la surface agricole biologique mondiale se trouve en Océanie (36,0 millions d’hectares). L’Europe compte la deuxième plus grande surface (15,6 millions d’hectares), suivie par l’Amérique latine (8 millions d’hectares). La surface consacrée à l’agriculture biologique a augmenté sur tous les continents par rapport à 2017.


Dans 16 pays, 10 % ou plus de la surface agricole est cultivée en bio
À l’échelle mondiale, 1,5 % de la surface agricole est cultivée en bio. Cependant, de nombreux pays ont des parts beaucoup plus élevées. Les pays avec la part bio la plus élevée par rapport à la surface agricole totale sont le Liechtenstein (38,5 %), les îles Samoa (34,5 %) et l’Autriche (24,7 %). Dans 16 pays, 10 % ou plus de la surface agricole est cultivée en bio.

Les statistiques mondiales montrent que l’agriculture biologique contribue à atteindre les objectifs de développement durable

D’après le Dr Monica Rubiolo du SECO, "l’accès à des données fiables sur l’agriculture biologique n’aide pas seulement à mesurer le succès quant à l’atteinte des objectifs de développement durable, il oriente aussi les décideurs et les autres parties prenantes tout au long de la chaîne de valeur". Joseph Wozniak de l’ITC estime que "cette publication livre des informations essentielles aux personnes qui ont à cœur de savoir dans quelles conditions environnementales les denrées sont produites, qu’elles proviennent de leur pays ou qu’elles y soient vendues".

"Les statistiques mondiales sur l’agriculture biologique se sont révélées utiles pour les programmes de développement et les stratégies d’appui à l’agriculture et aux marchés biologiques, et elles sont cruciales pour suivre l’impact de ces activités. Cette publication témoigne de notre engagement continu pour la transparence dans le secteur du bio", affirment Louise Luttikholt, directrice exécutive de l’IFOAM – Organics International, et le Prof. Urs Niggli, directeur du FiBL


mardi 24 mars 2020

Concours de projets Semaine du commerce équitable 2020

!!! IMPORTANT !!!
Nouvelle date limite du concours de projets Semaine du Commerce Équitable 2020 !
En raison des mesures prises en relation avec le coronavirus, la date limite pour le concours de projets est reportée après les vacances de Pâques.
Laissez libre cours à votre imagination pour concocter une activité originale jusqu’au 26 avril (à minuit) ! 
Les organisations qui auront déjà soumis leur projet devront patienter jusqu’au début mai pour connaître le résultat.
Merci de votre compréhension et nous vous souhaitons bonne chance !

jeudi 5 mars 2020

GOTS a enregistré sa plus forte croissance en 2019

Le label GOTS (Global Organic Textile Standard), créé en 2002, est reconnu comme la principale norme mondiale pour les textiles en fibres biologiques. Il définit des critères environnementaux de haut niveau tout au long de la chaîne d'approvisionnement et exige également le respect de critères sociaux.

En 2019, le nombre d'établissements certifiés GOTS dans le monde a augmenté de 35%, passant de 5760 à 7765 dans 70 pays. Les fibres certifiées bio protègent le climat en absorbant le CO2, et chaque étape de transformation - du champ à la mode - doit répondre à des critères sociaux et environnementaux rigoureux avant qu'un produit fini ne puisse porter le label GOTS.

Cet énorme bond en avant a été observé dans les régions de production et de consommation. Les pays ayant enregistré la plus forte croissance de la certification GOTS en pourcentage en 2019 sont : les Pays-Bas (73%), le Bangladesh (73%), l'Espagne (71%) et la Turquie (65%). En termes de nombre total d'établissements certifiés, l'augmentation la plus significative est signalée au Bangladesh (+505), suivi par l'Inde (+438) et l'Europe (+396).

Les dix premiers pays en termes de nombre total d’établissements certifiées GOTS en 2019 sont : l'Inde (2411), le Bangladesh (1194), la Turquie (858), l'Allemagne (565), la Chine (448), l'Italie (444), le Portugal ( 301), le Pakistan (276), les États-Unis (147) et le Royaume-Uni (75).

Pour Claudia Kersten, directrice générale : «L'énorme croissance montre que GOTS offre une solution durable, de la fibre certifiée bio au produit fini. Avec de plus en plus d'opérations et de produits certifiés GOTS, nous contribuons dans une large mesure au développement durable. »

vendredi 13 décembre 2019

Semaine du commerce équitable 2020 : concours de projets

En 2016, le Trade for Development Centre a lancé le défi de faire de la Belgique le Pays du commerce équitable d’ici fin 2020.  L’échéance approche donc à grands pas ! Les objectifs ont-ils tous été atteints ? Nous en saurons plus à l’occasion de la prochaine édition de la Semaine du commerce équitable, qui se tiendra du 7 au 17 octobre 2020 !

Pour permettre à votre organisation de contribuer à relever ce défi, nous lançons d’ores et déjà le concours de projets pour la Semaine du commerce équitable 2020 !  Vous aurez ainsi amplement le temps de vous inspirer, d’organiser des brainstormings, d’échanger avec d’autres organisations ou acteurs équitables… Nous nous ferons une joie d’en découvrir le résultat dans votre proposition de projet qui doit nous parvenir dans notre boîte mail d’ici le 20 mars 2020.





Attention ! Attention !
Nous avons dégagé des éditions précédentes un certain nombre de points d’attention à prendre en compte. Ne manquez pas de les lire, ils ne peuvent qu’augmenter vos chances d’être sélectionné ! 

Intéressé  ?
Lisez attentivement le règlement afin de savoir si votre organisation peut participer au concours, mais aussi pour connaître les critères auxquels votre projet doit répondre pour entrer en ligne de compte (conditions de participation), les critères de sélection appliqués et les informations devant être fournies dans le formulaire de participation.

mercredi 11 décembre 2019

Echanges entre des maraîchers bruxellois et un producteurs de cacao de Côte d'Ivoire

Lors de la Semaine du commerce équitable, Djakaridja Bitie, producteur de #cacao de Côte d'Ivoire, a rendu visite à des maraîchers d'Anderlecht pour partager des idées et des expériences.
Il a découvert que les agriculteurs belges sont confrontés à des défis similaires à ceux qu'il rencontre : des prix très bas et un travail de la terre qui n'est pas valorisé. #semaineducommerceequitable #fairtradeweek


vendredi 29 novembre 2019

En Wallonie, des agriculteurs ne sont rémunérés que 3 euros de l'heure

"Un agriculteur belge reçoit 3 € de l'heure pour son travail. Lorsqu'on s'en rend compte, on comprend qu'il faut agir!", déclare Emmanuel Grosjean. Le droit à bénéficier d’un prix juste et rémunérateur n’est pas uniquement un combat des agriculteurs de l’hémisphère sud. En Région wallonne, le Collège des producteurs a créé un label “Prix Juste Producteur” pour responsabiliser les acteurs des différentes filières agricoles. Il s’inspire directement d’autres certifications de commerce équitable.

jeudi 28 novembre 2019

Les coachings du TDC : IDEP, entreprise d'huile végétale entre Burundi et Ouganda

Au Burundi, Denise Nzeyimana et Adélard Nkeshimana dirigent IDEP, une entreprise productrice d’huile de tournesol. Depuis 2017, la société est coachée par le Trade Development Centre. Retour sur une expérience entrepreneuriale et ses progrès impressionnants.

Découvrez l'interview croisée d'Adélard Nkeshimana et de Valérie Vangeel (coach TDC)


mercredi 27 novembre 2019

Le chocolatier Belvas lève 150 000€ auprès des particuliers en 36h !

Belvas est l'une des rares chocolateries équitables de Belgique. Depuis 15 ans l'entreprise produit un chocolat de qualité, certifié bio, et 100% éthique. Le chocolatier agit en direct avec les planteurs de cacao pour avoir un impact concret sur l’amélioration de leur condition de vie. Aujourd’hui il a décidé d’aller un pas plus loin via un projet en Côte d'Ivoire. Belvas va créer une usine de transformation de cacao directement dans le pays producteur. Cette usine permettra d’opérer la transformation des fèves sur place, de transmettre le savoir-faire du chocolatier et aidera des centaines de familles à revendre leur cacao au prix juste. 



Belvas porte dans son ADN la volonté d'agir pour un monde meilleur et la partage sur LITA.co, une plateforme d’impact investing. L’appel a été entendu : en moins de 2 jours près de 100 personnes ont participé à la campagne de crowdfunding. Elles ont contracté une obligation à 4% de rendement annuel, un titre financier émis par l’entreprise qui recherchait des fonds pour financer le nouveau projet. Celui-ci est déjà soutenu en grande partie par des partenaires solides tels qu'Alterfin, Kampani, EcooKim, la Coopération belge au développement via la Fondation Roi Baudoin et Chocolate Makers.

En parallèle, Belvas ouvre ses portes à Bruxelles, dans le nouvel espace dédié à l’alimentation durable, le Wolf, près de la Gare Centrale.

En savoir plus sur l'appui du Trade for Development Centre à Ecookim

mercredi 6 novembre 2019

C’est bientôt l’heure des PETITS DÉJEUNERS OXFAM !

Les petits déjeuners d’Oxfam-Magasins du monde approchent. Le WE du 16 et 17 novembre, venez à l’un des 200 petits déjeuners gourmands et équitables. Une occasion sympa de déguster d’excellents aliments équitables, bio, d’ici et d’ailleurs.

Grâce à ses 4.000 bénévoles et sympathisants, Oxfam-Magasins du monde organise chaque année 200 petits déjeuners partout en Belgique francophone, pour faire bouger les choses au niveau local et  faire porter sa voix auprès de milliers de citoyens.


Le chocolat, une fierté belge au goût amer !

Lors des petits déjeuners, vous croquerez à pleine dents dans du chocolat qui défend l’environnement et les droits des producteurs de cacao.

Pierre Santacatterina, Directeur général d’Oxfam-Magasins du monde : « Les produits de nos chocolatiers font la réputation de la Belgique à travers le monde. Mais le chocolat est aussi un business juteux. Par le biais de reprises et de fusions, une poignée d'entreprises ont la mainmise sur le secteur. Les droits des producteurs de cacao sont systématiquement bafoués et au vu de la déforestation massive qu'il engendre, le secteur du chocolat est une véritable catastrophe écologique. La Belgique, en tant que pays du chocolat par excellence, doit jouer un rôle de précurseur. Sinon, comment pourrions-nous être fiers de « notre » chocolat ? »

Oxfam-Magasins du monde dénonce une hyper concentration des acteurs, un manque de transparence et de nombreuses atteintes aux droits humains et à l’environnement. 

Par ailleurs, avec son chocolat "Bite to Fight", l'organisation va encore plus loin que les critères Fairtrade. L'ONG paie, en plus du prix minimum et de la prime Fairtrade, une prime Oxfam supplémentaire à la coopérative Canaan (membre de l'Union de coopératives Ecookim) de Côte d'Ivoire, pour chaque tonne de cacao utilisé dans le chocolat "Bite to Fight"



Soutenez Dhaka Handicrafts
Cette année, en prenant votre petit déjeuner Oxfam, vous soutenez également des artisanes du Bangladesh qui tissent des paniers vendus dans les Magasins du monde. Ils sont fabriqués en jute et en hogla et sont teints de manière traditionnelle. En participant à un petit déjeuner Oxfam, vous financez l’unité de traitement des eaux utilisées dans le processus de teinture.
L’objectif est de préserver l’environnement et de garantir la santé et la sécurité des artisanes.

Par ailleurs, Sara de Paduwa, l’animatrice de la RTBF, incitera le public à venir partager un petit déjeuner équitable dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux.

Pour en savoir plus sur les petits déjeuners Oxfam, visitez le site web : www.petitsdejeunersoxfam.be

mercredi 16 octobre 2019

Les Frères Trade - Le Clip

"Frères Trade, nous sommes pour le Fair Trade ! " Ce que chantent tous les enfants qui ont participé au tournage du clip vidéo officiel des "Frères Trade" créé pour la Semaine du Commerce Equitable 2019 grâce au soutien du Trade for Development Centre d'Enabel.

A diffuser sans modération !!!






Les Frères Trade - Clip officiel écrit et réalisé par Rudy Goddin 

dimanche 13 octobre 2019

Le lait équitable s'internationalise rapidement


Conférence internationale du lait équitable : de l’Europe à l’Afrique

La 6e Conférence internationale du lait équitable, qui s'est tenue le samedi 12 octobre à Libramont, a eu cette fois une dimension toute particulière : pour la première fois, des éleveurs d’Afrique et d’Europe se sont réunis pour fêter ensemble le succès de leurs projets autour du lait. Ils ont également décernés des Faironika en Or à des responsables politiques, journalistes ou collègues, en remerciement de leur engagement exceptionnel en faveur de l’équité. 
Etaient présents : Fairebel – Le lait équitable qui écrit une page d’histoire depuis 10 ans avec des prix équitables pour les éleveurs laitiers belges ; le lait Fairefaso, avec lequel les producteurs du Burkina Faso ont réussi à lancer leur propre marque sur le marché ; mais aussi de producteurs de lait équitable d’Allemagne, d’Autriche, de France, d’Italie, du Luxembourg et de Suisse, ainsi que du Mali, du Niger, du Sénégal et du Tchad qui ont réussi, au cours des dernières années, à mettre en place une solidarité forte avec les consommateurs, mais aussi entre eux.
Tout cela fait partie de l’histoire du lait équitable, commencée en 2006 en Autriche.
Erwin Schöpges, président de l’EMB et responsable du projet belge de lait équitable, qui organisait cette année la conférence internationale, est profondément convaincu aussi bien de l’idée que de sa mise en œuvre pratique. « Si vous êtes éleveur laitier et que vous voyez que votre filière et vos collègues sont soumis à une pression croissante, que leur survie économique est menacée, vous voulez et devez faire quelque chose ensemble. Il y a 10 ans, nous avons décidé de nous engager dans le projet du Lait équitable de l’EMB en Belgique. C’était une bonne décision. » Cette décision porte ses fruits et continue de se développer. « Nous voulons avoir des relations fondées sur l’équité, en Europe mais aussi hors d’Europe, et c’est pourquoi nous avons commencé une coopération avec Fairtrade. C’est ainsi que notre lait chocolaté contiendra à l’avenir du cacao issu du commerce équitable. »
Une compagne en or
Lors de la remise des prix, qui s’est tenue dans le cadre de la Conférence du lait équitable, des Faironika en Or ont été décernées à des citoyens et des institutions qui se sont distingués par un comportement équitable et durable. 
Le journal Politico s’est ainsi vu remettre l’un de ces trophées pour la qualité de ses recherches et de ses articles. Maria Noichl, députée au Parlement européen, a reçu la sympathique vache dorée pour son engagement en faveur d’un marché du lait capable de résister aux crises. L’éleveur laitier suisse Werner Locher s’est vu attribuer le prix par ses collègues pour son action politique infatigable et pour son engagement fort en faveur de prix du lait équitables et rémunérateurs. L'ancien ministre fédéral de l'Agriculture, Willy Borsus, qui a œuvré pour que les producteurs de lait belges reçoivent un prix équitable et une rémunération juste grâce à leur adhésion à Faircoop, a également été récompensé. La Faironika en Or a aussi été décernée à Herman Vissers de Belgique et à Adama Ibrahim Diallo du Burkina Faso, deux producteurs de lait particulièrement engagés. La laiterie Luxlait a reçu le prix en tant que partenaire fiable de la coopérative belge de lait équitable Faircoop. Une Faironika en Or a enfin été remise à l’organisation Agricall qui s’est illustrée depuis des années par son soutien aux agriculteurs et à leurs familles.
Sieta van Keimpema, vice-présidente de l’EMB, voit dans les projets de lait équitable, et donc aussi dans la coopération entre les producteurs de lait par-delà les pays et les continents, un message positif très important. « Il ne s’agit pas d’être chacun contre les autres, mais d’être ensemble pour quelque chose. C’est ce que les producteurs de lait ont pratiqué au cours des dernières années dans le cadre du lait équitable, mais aussi dans leur travail politique ensemble et avec les consommateurs. Le fait d’agir ensemble pour des prix rémunérateurs, pour une vie digne des éleveurs laitiers, qui travaillent dur, nous a tous fait grandir. » 

samedi 12 octobre 2019

10e anniversaire de la coopérative Faircoop

Faircoop et les produits Fairebel, déjà 10 ans de succès!
2009, la crise du lait fait rage et menace l’avenir de notre agriculture locale. La situation est critique mais quelques fermiers audacieux décident de prendre leur avenir en main en créant leur propre marque. C’est ainsi que la coopérative Faircoop et la marque Fairebel voient le jour avec un objectif bien précis : proposer aux consommateurs les meilleurs produits possibles et garantir aux agriculteurs une juste rémunération. Dix ans plus tard, la crise est toujours là mais le pari Fairebel est pleinement réussi. Une large gamme de laits, beurres, glaces et fromages rencontre partout en Belgique un succès croissant. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : en 10 ans, plus de 60 millions de litres de lait équitable portant la marque Fairebel ont été vendus, 500 agriculteurs venant de tous les coins de Belgique ont rejoint l’aventure, et 1.500 consommateurs sont même devenus coopérateurs. Un bilan impressionnant !



Un lait chocolaté Fairebel certifié équitable ! 
Pour Fairebel, le combat pour un prix équitable ne s’arrête pas aux frontières de l’Europe. Il doit être mené partout dans le monde et particulièrement en Afrique. C’est pour cette raison que Fairebel et Fairtrade se sont associés : dès la mi-octobre, le lait entier goût chocolat 0,33l de Fairebel contiendra du cacao certifié Fairtrade en provenance de Côte d’Ivoire. C’est bon, la solidarité !

Faircoop boit du petit lait à Libramont !

Pour fêter dignement son 10e anniversaire, la coopérative Faircoop a décidé de mettre les petits plats dans les grands en organisant le premier « Congrès du lait équitable local Européen et Africain » à Libramont ce 12 octobre 2019.
À cette occasion, la « Faironika en or », célèbre vache symbolisant la lutte des producteurs laitiers pour un prix du lait équitable, récompensera les mérites particuliers dans le domaine du lait équitable.

mardi 8 octobre 2019

Acheter des produits locaux, c’est bien ; à un prix juste pour les agriculteurs, c’est encore mieux !

Du 2 au 12 octobre de nombreuses actions se déroulent dans les commerces pour promouvoir une alimentation et des produits équitables. L’occasion d’informer les consommateurs responsables qu’ils peuvent aussi acheter des produits locaux, à un prix rémunérateur pour le producteur.

Local ne signifie pas systématiquement prix rémunérateur pour le producteur
Contrairement aux idées reçues, acheter en circuit court n’offre pas une garantie systématique de juste rémunération aux producteurs. Pour exemple, un producteur laitier qui vend son beurre bio au prix de 8€/kilo, n’est pas rémunéré à un prix juste. Pour couvrir ses frais de production, idéalement, ce même kilo de beurre devrait être vendu à 14€ du kilo.
Selon l’étude publiée cette semaine par le Trade for Development Centre«le Belge associe principalement la consommation responsable à l’achat de produits de saison et de produits locaux». Grâce à la démarche du Prix Juste Producteur, il est désormais possible d’associer ces 2 critères.
Manger un repas complet de produits « Prix Juste Producteur », c’est possible
Depuis le lancement début 2018, on dénombre plus de 40 produits labellisés Prix Juste Producteur. Pour rappel, l’initiative Prix Juste Producteur offre une nouvelle manière d’identifier les produits qui rémunèrent mieux nos producteurs, en intégrant les coûts de production et la rémunération des producteurs, comme éléments indispensables à la construction du prix de vente.
Près de  300 producteurs sont actuellement concernés par ce label et l’offre de produits est en constante augmentation. Il est aujourd’hui possible de se composer un menu complet à base de produits estampillés Prix juste Producteur, allant de la bière au jus de fruits, en passant par les produits laitiers, les légumes ou encore des viandes de bœuf, porc et volaille. Tous les produits et leurs points de vente sont disponibles sur www.prixjuste.be  
Un revenu juste pour la pérennité du secteur agricole
Les actions et labels du commerce équitable visent à sensibiliser les citoyens sur les conditions de travail et de rémunération des agriculteurs des pays du Sud. Pourtant, la problématique de la juste rémunération est aussi présente chez nous. En effet, le revenu annuel moyen du citoyen wallon pour l’année 2016 s’élevait à 16.787 euros brut, contre une moyenne de 14.228 euros brut pour un agriculteur (moyenne 2016-2019). En production bovine, les revenus sont encore plus précaires : pour l’année 2017, un éleveur tirant son revenu essentiellement de son élevage bovin, n’a touché que 345€ par an (source Evolution de l’économie agricole et horticole de la Wallonie 2019 par le DEMNA).

dimanche 6 octobre 2019

Oxfam révolutionne la norme au pays du chocolat

Les tablettes de chocolat « Bite to Fight » garantissent un revenu vital aux cultivateurs et aux cultivatrices de cacao

Oxfam Fair Trade fixe une nouvelle norme dans la lutte pour un chocolat durable avec sa gamme « Bite to Fight ». Le pionnier du commerce équitable s’impose comme le premier acteur à payer le prix juste, selon une étude récente, pour garantir un revenu vital aux cultivateurs et aux cultivatrices de cacao d’Afrique de l’Ouest. « Par tonne de cacao, Oxfam paye 1068 $ supplémentaires, qui s’ajoutent au prix équitable minimum et à la prime fair-trade. Nous plaçons ainsi la barre plus haut. Toutefois, la durabilité du secteur du cacao ne sera une réalité que lorsque chaque acteur sera prêt à payer ce prix juste. »


En décembre 2018,  Oxfam-Magasins du monde a contribué à la rédaction des objectifs ambitieux du partenariat pour un chocolat belge durable « Beyond chocolate ». L’industrie chocolatière, la grande distribution, les pouvoirs publics et la société civile se sont engagés fermement pour qu’à l’horizon 2030, le cacao utilisé dans le chocolat belge provienne de cultivateurs et de cultivatrices qui gagnent au minimum un revenu vital[i]. Une étude récente a en effet démontré que la plupart des personnes actives dans la production du cacao en Afrique de l’Ouest vivent toujours dans une extrême pauvreté[ii].

Une multitude de facteurs entrent en jeu dans cette situation, mais la faible rémunération des producteurs et des productrices de cacao en est l’un des plus déterminents. Face à un tel constat, Oxfam Fair Trade verse directement à la coopérative installée en Côte d’Ivoire une prime supplémentaire de 1068 dollars pour chaque tonne de cacao achetée.  

« Il s’agit d’une prime flexible, qui tient compte des fluctuations du prix courant. Nous garantissons de cette manière que chaque tonne de cacao soit toujours rétribuée au prix requis pour assurer un revenu vital[iii]. Nous ne nous contentons pas d’offrir un “meilleur” tarif, un tarif “à peu près correct”. Nous payons le prix juste », déclare Marion Meyvis, product manager chez Oxfam Fair Trade.

Stratégie globale
Cette politique s’inscrit dans une stratégie globale en faveur d’un revenu vital, qui prévoit qu’en échange du prix plus élevé, les agriculteurs et les agricultrices concernés s’investissent avec l’aide de leur coopérative dans l’amélioration de la qualité, de la quantité et de l’efficacité de leurs récoltes. Dans ce cadre, une attention particulière est apportée à des techniques agricoles durables pour lutter contre le déboisement. L’accent est également mis sur la recherche d’autres sources de revenus (notamment en diversifiant les cultures), une meilleure gestion financière et l’amélioration de l’accès à l’enseignement pour les enfants.

Avec ses nouvelles barres et tablettes de chocolat « Bite to Fight », Oxfam-Magasins du monde lance un nouvel appel à tous les acteurs du secteur à s’engager à ses côtés. Plusieurs entreprises et chaînes de supermarchés ont déjà fait un pas dans le bon sens ; c’est aujourd’hui à tous les amoureux du chocolat belge de suivre le mouvement. « Un revenu vital, c’est un droit humain, ni plus ni moins. C’est pourquoi nous nous adressons aussi hommes et aux femmes politiques. L’époque où l’on pensait que les initiatives de bénévoles suffisaient pour résoudre le problème est désormais révolue. Aujourd’hui, nous avons besoin d’un cadre légal qui impose le respect des droits humains à toutes les entreprises », déclare Thomas Mels, Responsable Politique du Sud chez Oxfam-Magasins du monde.

Dans le même temps, Oxfam invite tous les amateurs de chocolat à croquer son chocolat « Bite to Fight ». Par ce petit geste gourmand, vous soutenez directement les cultivateurs et les cultivatrices de cacao de Côte d’Ivoire, mais aussi la lutte pour un secteur du cacao durable et équitable.
Découvrez dès à présent les nouvelles barres et tablettes de chocolat « Bite to Fight » (for a fair income) dans les boutiques Oxfam-Magasins du monde.  



[i] Un revenu vital est un revenu permettant à une famille de couvrir au moins les besoins de base tels qu’une alimentation suffisante, un logement décent, l’habillement, les soins de santé, l’école, le transport et une petite réserve financière.
[ii] Une étude du KIT Royal Tropical Institute a calculé qu’une famille moyenne productrice de cacao gagne 2 346 $ par an en Côte d’Ivoire, alors qu’un revenu de 6 518 $ y est nécessaire pour mener une vie décente.