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vendredi 30 octobre 2015

Taiwan et les Philippines lancent de nouvelles organisations de commerce équitable

Increasing appetite for Fairtrade in Asia | Fair and Sustainable Trade | Scoop.it
Taiwan et les Philippines lancent de nouvelles organisations de promotion des produits portant le label Fairtrade. Un signe de l'appétit croissant pour le commerce équitable dans la région Asie-Pacifique.
 
 
Photo : Fairtrade international

mardi 26 novembre 2013

Fair Trade India : un label de commerce équitable pour les magasins indiens

En 2011, à l'occasion de la Journée mondiale du commerce équitable, Fair Trade Forum India lançait le premier label destiné aux magasins indiens sous le nom de « FAIR TRADE INDIA ». « Le label ‘Fair Trade India’ nous offre une belle opportunité d'atteindre les consommateurs conscients, d'autant plus qu'il s'agit d'une initiative panindienne », confiait alors Indraani Singh, le fondateur du magasin Indha et de Literacy India, l'organisation de commerce équitable propriétaire du magasin.  
Et Iytha Mallikarjuna, le Directeur général du Fair Trade Forum India* de poursuivre : « Le label « Fair Trade India » est octroyé aux magasins vendant des produits assurant aux artisans et agriculteurs producteurs locaux un revenu équitable et une vie digne. Il garantit aussi la mise en oeuvre de pratiques respectueuses de l'environnement tout au long du processus de production. »
En définitive, le label « Fair Trade India » identifie les magasins où le consommateur responsable trouvera des produits équitables. Ce label est une garantie que le contenu et le rapport prix/qualité offerts aux consommateurs contribuent au développement des petits producteurs locaux, à tous les maillons de la chaîne d'approvisionnement. 
Les magasins dotés du label « Fair Trade India » ont rejoint la famille des réseaux de magasins équitables tels que les Magasins du Monde en  Europe. Plus de 100.000 artisans et agriculteurs producteurs indiens ont ainsi déjà opté pour l'équitable et visent à séduire les consommateurs responsables avec leurs produits.** 


Voir aussi : Le commerce équitable Sud-Sud, une publication du Trade for Development Centre

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* Fair Trade Forum India (FTF-I) est le réseau national du commerce équitable indien. Il compte, à ce jour, 85 organisations de commerce équitable membres et offre à travers elles des opportunités d'autonomisation sociale et économique à plus de 100.000 artisans et agriculteurs producteurs locaux.
** Source : Organisation mondiale du commerce équitable (WFTO).

jeudi 6 septembre 2012

Commerce équitable Sud-Sud : Shop for Change en Inde


Lancé en 2006, le projet « Promoting Fair Trade in India » (PROFIT) promeut le concept de commerce équitable auprès des consommateurs et des décideurs du pays. Il vise à « développer des règles et des critères pour le commerce équitable adaptés au contexte local, ainsi qu’un système de certification et de suivi. » L’objectif final de PROFIT est de permettre aux petits producteurs marginalisés d’accéder au marché, et ce dans une perspective de production plus équitable. Quarante mille producteurs profiteraient de ce nouveau débouché. 

Dans ce marché énorme que représente l’Inde, tout est à faire : créer les standards, la certification et le monitoring du label, construire une campagne de communication (dans un premier temps ciblée sur les deux mégalopoles Mumbai et Hyderabad), développer la capacité de petits producteurs, développer un réseau de distribution, etc.

Les participants au processus de création de « Shop for Change », le label indien, insistent sur le fait de penser en termes de business plutôt que d’ONG. S’ils demandent des standards non négociables pour la transparence et la comptabilité, le renforcement des capacités des producteurs et les conditions de travail, les producteurs proposent aussi dans la discussion la possibilité d’indicateurs progressifs des normes, leur donnant du temps pour s’organiser et adhérer aux standards.

Enfin, s’ils envisagent d’intégrer directement les producteurs qui seraient certifiés WFTO ou FLO, les propos tenus lors de la session finale de leur réunion ne laissent pas de doute sur la distance qu’ils prennent avec ces labels : « nous avons besoin d’apprendre des erreurs des organisations des labels du fair trade – avoir de l’expertise, garder de faibles coûts. Nous ne devrions pas suivre FLO ou le modèle européen. Nous devrions ambitionner d’être une tierce partie de certification pour FLO. ».

C'était en mars 2008. Deux ans plus tard, "Shop for change" a établi des standards sociaux et environnementaux pour pouvoir fournir une certification aux fermiers (Generic Standards for Agricultural Supply Chains). Un label pensé en fonction des spécificité des producteurs et marchés locaux. Les standards pour artisans et compagnies suivront.

Les standards de "Shop for change" se déclinent autour de plusieurs critères : des conditions de travail saines et sécures, des salaires légaux, des pratiques de production durable, une transparence comptable, des relations équitables et durables entre producteurs et acheteurs, et enfin le renforcement des capacités des producteurs. « Shop for Change » entend développer un système qui abaisse les barrières entre le producteur et le commerce équitable, tout en réduisant la dépendance entre les organisations de commerce équitable déjà en place sur le marché international.

Les standards émis comportent cependant quelques points inquiétants. Au niveau des salaires, le label indien demande au moins..."le salaire minimum légal", ce qui en Inde n'est pas un salaire permettant de mener une vie décente, mais à peine de survivre. Aussi, si ce critère n'est pas revu dans les deux prochaines années (période d'observation prévue pour développer  SFC), des ouvriers indiens pourraient vivre dans une misère continuelle. Cette mesure signifierait un recul considérable dans les standards du commerce équitable.

Autre entorse, le travailleur a le droit de négocier "collectivement ou individuellement" son salaire. Cette dernière "liberté" risquerait de se retourner contre les syndicats et les travailleurs eux-mêmes, mis individuellement en concurrence pour de plus bas salaires.

Enfin,  SFC prévoit une évaluation par une tierce partie mais également un système de contrôle par le producteur lui-même (le "Participatory Assessment System" - PAS). L'avantage serait la sensibilisation et prise de conscience plus importante de la part du producteur.

Le Trade for Development Centre de la CTB (l’Agence belge de développement) a financé en partie (25.820 €) le lancement et la mise oeuvre de ce projet pendant 2 ans et demi. 

Extrait de la brochure "Le commerce équitable Sud-Sud", téléchargeable gratuitement sur le site du Trade for Development Centre.

Le commerce équitable Sud-Sud

Longtemps cantonné à des échanges commerciaux solidaires Sud-Nord, le commerce équitable investit depuis peu le champs du « local ».
Au Sud, de nombreuses initiatives voient le jour entre producteurs et consommateurs d’une même contrée ou de pays voisins. De nouveaux  systèmes de garantie ou de certification sont élaborés en tenant compte  des réalités territoriales.
Ces nouveaux échanges s’appuient sur le pouvoir d'achat des classes moyennes et sur un secteur touristique en plein essor ; c’est le cas notamment en Equateur, en Afrique du Sud, en Inde, au Maroc, au Mexique, au Brésil, aux Philippines et au Pérou.
En se réappropriant un mode de commerce pensé pour leurs populations les plus marginalisées, les pays et acteurs du Sud signifient un certain affranchissement par rapport aux acheteurs du Nord.
Les pratiques sont multiples et donc diffèrent. Quel est le socle commun et quelles sont les nuances, voire différences fondamentales ?

Pour en savoir plus, consultez la 2ème édition de la brochure consacrée au "Commerce équitable Sud-Sud" par le Trade for Development Centre.

Cette brochure est téléchargeable gratuitement.

mercredi 5 septembre 2012

Des « Max Havelaar » dans les pays en développement


Le premier en Afrique du Sud
Jusqu’en 2009, aucune des organisations octroyant le label « Fairtrade » (comme Max Havelaar) ne se trouvait dans un pays en développement. Cette carence est depuis lors comblée avec la création du « Fairtrade Label South Africa ». Sa raison d’être : construire un marché national pour les produits sud-africains labellisés « Fairtrade » ; à savoir du thé, de la sauce chili, du café, et beaucoup de vin, le tout produit par une soixantaine de coopératives locales.
Et le succès est au rendez-vous. En 2010, les Sud-Africains ont acheté pour 18,4 millions de rands (1,7 million d’euros) de produits équitables, ce qui représente une hausse de 323% par rapport à  2009. 
Ce premier « Max Havelaar » dans un pays en développement augure-t-il d’un raz de marée ? L’organisation internationale de certification y croit dur comme fer. « Il y a déjà beaucoup d’intérêt de groupes en Amérique latine, Asie et Europe de l’Est qui veulent développer les ventes équitables dans leurs pays. »

Un petit frère au Kenya
Le Kenya est le second pays à proposer le label Fairtrade à ses consommateurs. L’entreprise Dormans Coffee a pris les devants en introduisant, au troisième trimestre 2010, sa marque de CAFE SAFARI Kenya certifiée Fairtrade. Le Kenya Tea Development Authority (KTDA) ­ l’Office du développement de l’industrie théière du Kenya -, un acteur majeur dans le secteur du thé, a également exprimé son soutien envers l’initiative.
La question fondamentale était de savoir si les Kenyans étaient prêts à consommer des produits équitables. Fairtrade Africa, (le réseau régional de producteurs africains inscrits dans les registres de Fairtrade International,  a demandé à l’Université de Cambridge d’étudier la question, … et les résultats ont mis en lumière un énorme potentiel de croissance. Non seulement le Kenya compte de nombreux expatriés, déjà conscientisés au commerce équitable dans leurs pays d’origine, mais le pays dispose également d’une classe moyenne de plus en plus importante, sensible au développement de l’Afrique.

Extrait de la brochure du Trade for Development Centre : "Le commerce équitable Sud-Sud", 2ème édition, décembre 2011. téléchargeable gratuitement.