vendredi 13 septembre 2019

3 OCT > Quels liens entre les produits locaux durables et les produits équitables du Sud?

Quels liens entre les produits locaux durables et les produits équitables du sud ?
TABLE RONDE - BUFFET - CONFÉRENCE
Jeudi 3 octobre 2019

La vente en circuit court ne cesse de s'accroître. Le consommateur accorde en effet de plus en plus d’importance à une rémunération juste des agriculteurs. Peut-on parler de commerce équitable ? Quelles synergies entre les produits locaux et les produits équitables du Sud? Quelle solidarité entre producteurs locaux et producteurs du Sud ?
Bienvenue à vous, consommateurs, producteurs, transformateurs et acteurs des communes CDCE.
La participation est tout à fait gratuite, mais il est demandé de s’inscrire aux différentes parties via le formulaire que vous trouverez via e lien ci-dessous.

Infos et inscriptions sur www.luxembourgequitable.be

Cet événement est organisé par la Plateforme du 
Commerce Équitable en Province de Luxembourg. Dans le cadre de la Semaine du commerce équitableinitiative de la Coopération belge au Développement.

samedi 31 août 2019

La Commission renforce l'action de l'UE en matière de protection et de restauration des forêts

Le 23 juillet 2019, la Commission européenne a adopté une communication sur un nouveau cadre d'actions pour la protection et la restauration des forêts dans le monde, qui hébergent 80% de la biodiversité sur terre, procurent les moyens de subsistance d'environ un quart de la population mondiale, et sont vitales dans nos efforts pour lutter contre le changement climatique. Optimisme prudent des ONG.

Greenpeace - Jeremy Sutton-Hibbert 
L'approche renforcée porte à la fois sur l'offre et sur la demande. Elle introduit des mesures relatives à une coopération internationale renforcée avec les parties prenantes et les États membres, à la promotion des financements durables, à une meilleure utilisation des terres et des ressources, à une création d'emplois et une gestion de la chaîne d'approvisionnement durables, ainsi qu'à une recherche et à une collecte de données ciblées. Elle lance également une évaluation relative aux mesures réglementaires qui pourraient être prises pour minimiser l'incidence de la consommation de l'UE sur la déforestation et la dégradation des forêts.

L'approche européenne est une réponse à la destruction massive et continue des forêts de la planète; une superficie de 1,3 million de kilomètres carrés a été perdue entre 1990 et 2016, soit environ l'équivalent de 800 terrains de football par heure. Cette déforestation résulte principalement de la demande de denrées alimentaires, d'aliments pour animaux, de biocarburants, de bois et d'autres produits de base.

Les émissions de gaz à effet de serre liées à la déforestation constituent la deuxième cause du changement climatique. La protection des forêts est donc un élément important de notre responsabilité quant au respect des engagements pris dans le cadre de l'accord de Paris. D'un point de vue économique et social, les forêts fournissent les moyens de subsistance d'environ 25 % de la population mondiale et sont également le symbole de valeurs culturelles, sociétales et spirituelles irremplaçables.
La communication de la Commission a un double objectif: d'une part, protéger et améliorer la santé des forêts existantes, en particulier les forêts primaires, et d'autre part, accroître sensiblement la surface forestière au niveau mondial, en garantissant son caractère durable et biodiversifié.

La Commission a défini cinq priorités:

  • réduire l'empreinte de consommation de l'UE sur la terre et encourager la consommation de produits issus de chaînes d'approvisionnement sans déforestation dans l'UE;
  • travailler en partenariat avec les pays producteurs afin de réduire les pressions sur les forêts et de parvenir à une coopération au développement ne contribuant pas à la déforestation;
  • renforcer la coopération internationale pour mettre un terme à la déforestation et à la dégradation des forêts et encourager la restauration des forêts;
  • réorienter le financement vers des pratiques d'affectation des sols plus durables;
  • veiller à la disponibilité et à la qualité des informations sur les forêts et les chaînes d'approvisionnement des produits de base, faciliter l'accès à ces informations et soutenir la recherche et l'innovation.

Des actions visant à réduire la consommation de l'UE
 et à encourager l'utilisation de produits issus des chaînes d'approvisionnement sans déforestation seront examinées dans le contexte d'une nouvelle plateforme pluripartite sur la déforestation, la dégradation des forêts et la régénération des forêts, qui réunira un large éventail d'acteurs concernés. La Commission encouragera également la mise en place de systèmes de certification renforcés pour les produits qui ne participent pas à la déforestation et elle étudiera d'éventuelles mesures législatives axées sur la demande et d'autres mesures d'incitation.

La Commission travaillera en étroite collaboration avec les pays partenaires pour les aider à réduire les pressions qui s'exercent sur leurs forêts et elle veillera à ce que les politiques de l'UE ne contribuent pas à la déforestation et à la dégradation des forêts. Elle assistera ses partenaires dans l'élaboration et la mise en œuvre de vastes cadres nationaux relatifs aux forêts visant à favoriser une utilisation plus durable des forêts et à renforcer la durabilité des chaînes de valeur forestières.

Elle travaillera également dans le cadre de forums internationaux tels que la FAO, les Nations unies, le G7 et le G20, l'OMC et l'OCDE, et ce afin de renforcer la coopération relative aux actions et aux politiques dans ce domaine. Elle continuera de veiller à ce que les accords commerciaux négociés par l'UE contribuent à la gestion responsable et durable des chaînes d'approvisionnement mondiales et à ce qu'ils encouragent le commerce de produits agricoles et forestiers ne provoquant pas de déforestation ou de dégradation des forêts. Elle mettra aussi en place des mécanismes d'incitation pour les petits exploitants agricoles afin de les aider à maintenir et à renforcer les services écosystémiques et à adopter une agriculture et une gestion des forêts durables.
Afin d'améliorer la disponibilité et la qualité de l'information ainsi que l'accès à l'information sur les forêts et les chaînes d'approvisionnement, la Commission propose la création d'un observatoire de l'UE sur la déforestation et la dégradation des forêts, afin de surveiller et de mesurer les changements qui surviennent dans la couverture forestière au niveau mondial et les facteurs qui provoquent ces changements. Cette ressource donnera aux organismes publics, aux consommateurs et aux entreprises un meilleur accès à l'information sur les chaînes d'approvisionnement, en les encourageant à devenir plus durables. La Commission étudiera également la possibilité de renforcer l'utilisation du système satellite Copernicus pour la surveillance des forêts.

La Commission se concentrera sur la réorientation des financements publics et privés afin de contribuer à créer des incitations en faveur d'une gestion durable des forêts et de chaînes de valeur forestières durables, ainsi que pour la conservation de la surface forestière existante et la régénération durable d'une couverture supplémentaire. En collaboration avec les États membres, la Commission évaluera les mécanismes susceptibles de favoriser la finance verte en faveur des forêts et permettant de mobiliser des financements plus nombreux et plus importants.


Optimisme prudent des ONG
Han de Groot, PDG de Rainforest Alliance, a déclaré: «C’est une étape importante, mais ce n’est qu’un pas vers une nécessaire action de plus grande ampleur. L'UE doit se donner les moyens de traduire ces engagements en actions concrètes »

«La transparence des engagements volontaires de non-déforestation et l’exploration de mesures réglementaires sont des étapes essentielles pour éliminer la déforestation liée aux importations de l’UE d’ici 2030», a déclaré de son côté Henriette Walz, responsable de la déforestation pour Rainforest Alliance.
Pour Hannah Mowat, coordinatrice des campagnes pour Forêts et droits chez Fern : «La Commission a enfin ouvert la porte à la réglementation des importations de produits de base tels que l’huile de palme, le bœuf, le soja et le cacao, principaux moteurs de la déforestation mondiale et fortement associés aux violations des droits humains. Notre message est aujourd’hui adressé à Ursula von der Leyen: nous avons désespérément besoin de nouvelles lois obligeant les entreprises à démontrer que les produits qu'ils mettent sur le marché de l'UE ne sont pas entachés de déforestation ni d'atteintes aux droits de l'homme ».

La société civile du Ghana fait part de son optimisme prudent, la déforestation ayant augmenté de 60% en 2018, principalement en raison de la production de cacao, dont une grande partie est destinée à l'UE - le plus grand importateur, transformateur et consommateur du monde. «S'attaquer à la déforestation n'est pas possible sans répondre à la demande de l'UE pour les biens qui la génèrent», a déclaré Obed Owusu-Addai, militant à EcoCare, une ONG ghanéenne de plaidoyer  sur la défense des droits des communautés et les forêts.

«La présente communication reconnaît que le commerce avec les pays très forestiers peut avoir un impact négatif sur les forêts. Nous nous félicitons donc des propositions visant à inclure des dispositions spécifiques visant à garantir que le commerce des produits agricoles ne mène pas à la déforestation et à la dégradation des forêts, à condition qu’elles soient juridiquement contraignantes et exécutoires. Malheureusement, l'accord Mercosur ne contient aucune disposition spécifique à cet égard », conclut Mowat.

jeudi 29 août 2019

Commerce équitable et nouvelles dynamiques - 24/9 à Bruxelles - Inscrivez-vous !

« Bean to bar », « Slow fashion », consommation locale : quels rapports le commerce équitable entretient-il avec ces tendances ? Quelles sont les synergies possibles ? Acteurs du commerce équitable et experts en débattent.


mercredi 28 août 2019

Le chocolat durable améliore-t-il les conditions de vie des cacaoculteurs ?

Il ne fait pas bon être un petit producteur de cacao en Côte d’Ivoire ! Alors que, fin 2016, les excellentes conditions météorologiques dopaient la production mondiale de cacao de 3 à 5 %, dans la foulée, les prix du marché, quant à eux, chutèrent de 30 %. Cette baisse n’ayant jamais été répercutée sur les prix de vente aux consommateurs, ce sont les bénéfices des grands ac-teurs de l’industrie du cacao qui explosent, tandis que pour les petits producteurs commence une période de vaches maigres. Et cela au moment où tout le secteur parle de chocolat durable d'ici 2020, 2025 ou 2030 au plus tard. Quel est alors l’impact de tous ces labels durables ? Et où en est Fairtrade dans sa quête d’un revenu vital pour les cacaoculteurs ?

Le 15 mars 2019, Oikocredit Belgique a organisé une conférence académique intitulée ‘Labels. Do they lead to a better income for cocoa farmers?’. Le présent article résume les principales contributions et opinions des intervenants lors des débats.

Consultez l'article du Trade for Development Centre

Contenu

lundi 12 août 2019

En Roumanie, les travailleuse de l’industrie de l’habillement touchent 14% du salaire vital

14% du salaire vital, c’est ce que touche en Roumanie les travailleuses de l’industrie de l’habillement ! Ce chiffre est relevé dans le nouveau rapport d'achACT. Dans le monde, la plupart des travailleuses et des travailleurs de l’industrie de l’habillement ne gagnent pas un salaire vital. Et c’est aussi le cas en Europe et notamment en Roumanie. Le salaire y correspond à peine à 14% du salaire qui permettrait à leur famille de vivre décemment. Pour survivre, beaucoup doivent travailler sur le côté, emprunter de l’argent ou compter sur l’aide d’un proche qui migre à l’étranger. Il est clair que marques et enseignes européennes d’habillement profite de cette situation.

La Roumanie, le plus grand pays de production de vêtements d’Europe

De nombreuses marques et distributeurs de vêtements d’Europe occidentale, de la fast fashion aux vêtements de travail, en passant par des enseignes de luxe, se fournissent dans des usines Roumaines1. Les vêtements "Made in Romania" sont destinés principalement à l'Italie, au Royaume-Uni, à l'Espagne, la France, l'Allemagne et la Belgique.


Photo Jošt-Franko

Dans une recherche menée en Roumanie par le réseau international d’achACT, la Clean Clothes Campaign (CCC)2, il ressort que les travailleurs et les travailleuses, largement majoritaires, ne touchent environ que 208 euros nets par mois, soit 14% d’un salaire vital3. Leur salaire n’atteint pas le salaire minimum légal fixé à 249 euros par mois en Roumanie, lui-même inférieur au seuil de pauvreté établi par l’UE pour ce pays (283 euros). Un salaire vital serait d’environ 1.448 euros nets par mois.

De nombreuses travailleuses interrogées témoignent des difficultés auxquelles elles doivent faire face pour subvenir aux besoins de leur famille. Leur revenu est bien souvent la source financière principale du ménage. Et pourtant, malgré les heures supplémentaires – souvent impayées - et le rythme de travail insoutenable qui affaiblissent leur santé, la plupart doivent recourir à des prêts d’argent pour pouvoir s’en sortir et faire face à des besoins de base tels que le loyer de leur logement, le chauffage et les soins de santé. La majorité cultive ses propres légumes et élève des animaux afin de pouvoir se nourrir. Des membres de leur famille n’ont d’autre choix que de migrer vers l’Europe occidentale pour trouver des emplois – souvent précaires- et aider ceux restés au pays.

« Comment vivons-nous ?! Comment peut-on vivre avec un salaire minimum ? Avec beaucoup de difficulté, bien sûr. Lorsque je perçois mon salaire, je rembourse les mensualités de mon prêt. Je paye 450 RON 4pour mon loyer, je paye mes charges et il ne me reste plus rien. J'appelle donc ma famille pour emprunter de l'argent à nouveau
», témoigne Silvia, une travailleuse interrogée pour la recherche.5


Le droit à un salaire vital, un droit humain bafoué dans l’industrie du vêtement

Des salaires de misère qui maintiennent les personnes dans la pauvreté, cela constitue une violation des droits humains très courante dans l'industrie du vêtement à travers le monde. Il s’agit pourtant d’un droit fondamental reconnu notamment dans la Déclaration universelle des droits de l’Homme.6 Ce droit est même largement repris dans les propres codes de conduite des marques. Mais, faute de cadre contraignant, ce droit est loin d’être respecté. Pourtant, en vertu des Principes Directeurs des Nations Unies relatifs aux entreprises et aux droits de l’Homme7, les entreprises ont la responsabilité de respecter les droits humains et de mettre en oeuvre une « diligence raisonnable ». Elles doivent ainsi identifier, prévenir et remédier aux risques de violations des droits, y compris dans leurs filières d’approvisionnement. Et, toujours sur base de ces mêmes principes, les États ont l’obligation de respecter les droits fondamentaux, y compris le droit à un salaire vital, et de les protéger, y compris contre les violations commises par des entreprises.

Ressources :
- La synthèse du rapport d’achACT sur la Roumanie en français se trouve sur http://www.achact.be/upload/files/presse_communique/romania%20country%20profile%2019%20fr.pdf
- Le profil complet sur la Roumanie, davantage d’informations et la liste complète des marques sont disponibles ici : https://cleanclothes.org/livingwage/europe/country-profiles/romania/view
- Pour plus d’informations sur le salaire vital au niveau régional européen : https://cleanclothes.org/livingwage/europe/

 1. Notamment Armani, Aldi, Asos, Benetton, C&A, Dolce Gabbana, Esprit, H&M, Hugo Boss, Louis Vuitton, Levi Strauss, Next, Marks & Spencer, Primark et Zara (Inditex). 2. Voir le rapport en anglais sur : https://cleanclothes.org/livingwage/europe/country-profiles/romania.3. Le salaire vital doit permettre de couvrir les besoins de base tels que le logement, la nourriture, les soins de santé, l’habillement, les transports, l’éducation et l’épargne.  4. Environ 94 euros. 5. Pour le témoignage complet de Silvia. 6. Ce droit est par ailleurs également reconnu dans la Charte sociale européenne.7. https://www.ohchr.org/Documents/Publications/GuidingPrinciplesBusinessHR_FR.pdf


vendredi 9 août 2019

"La Esperanza del Café". Une chanson pour sensibiliser à la crise du café



Alvaro et Antonio Morales, deux chanteurs professionnels belgo-salvadoriens bien connus au Salvador, viennent de sortir une chanson destinée à sensibiliser les consommateurs à la crise que connaissent actuellement les producteurs de café.

La chanson, en espagnol, compte un couplet en français qui invite les consommateurs à se poser des questions et à agir : "Avis aux consommateurs, exigez un prix juste, le café vient d’ailleurs, ça peut changer les choses. Avant le café du matin, faudrait bien se demander d’où il vient."


Voir la chaîne Youtube et la page Facebook des chanteurs.

mercredi 7 août 2019

Le commerce équitable en forte progression au Grand-Duché de Luxembourg


A l’instar de l’environnement et du climat, la justice économique devient prégnante dans l’opinion publique. La rémunération des producteurs est désormais au centre des préoccupations des citoyens et constitue un défi majeur pour les entreprises et les pouvoirs publics. Le commerce équitable est une réponse à une mondialisation économique déséquilibrée et souvent brutale.

Les consommateurs du Luxembourg ont dépensé plus de 19,3 millions d’euros en produits certifiés Fairtrade
en 2018. Le chiffre d’affaires généré par les ventes de produits Fairtrade des différents partenaires de l’ONG a augmenté de 19% par rapport à 2017. La consommation moyenne annuelle par habitant est donc de 32,13 €.

Les principaux moteurs de la forte croissance en 2018 furent les roses (+64%), le textile (+58%), les délices chocolatés (+37%), les bananes (+19%) et le café (+11%). Les roses équitables deviennent le produit phare du commerce équitable au Luxembourg avec une part de marché de 38 %. Les bananes, avec une part de marché de 30 %, et le café avec 10% complètent le podium.

2018 fut une année d’innovation au niveau des produits Fairtrade « luxembourgeois » notamment avec l’élargissement de la gamme de viennoiseries, la première collection de mode certifiée et l’introduction des premiers thés certifiés. Au Luxembourg, 2 330 produits labellisés Fairtrade sont disponibles sur le marché, dont 186 proviennent d’acteurs luxembourgeois. Ce qui signifie une belle progression de 24 % de l’offre Fairtrade «luxembourgeoise» par rapport à 2017.

mardi 6 août 2019

Des sénateurs américains demandent de bloquer l’importation de cacao produit en ayant recours au travail forcé d’enfants

Les sénateurs démocrates américains Ron Wyden (Oregon) et Sherrod Brown (Ohio) ont envoyé une lettre au secrétaire par intérim du département américain de Sécurité intérieure, appelant l'administration à appliquer la loi existante, à enquêter et à bloquer toute importation de cacao produit en ayant recours au travail forcé d’enfants.

La lettre des sénateurs fait suite à un rapport du Washington Post mettant en lumière l’importance du travail d’enfants dans la production de cacao importé aux États-Unis par de grandes entreprises de fabrication de chocolat. 

«Le commerce mondial du cacao est important et les États-Unis sont un grand importateur de produits à base de cacao. Rien qu’en 2018, les États-Unis ont importé pour 608 millions de dollars de fèves de cacao de la Côte d’Ivoire, en plus des 100 millions de dollars de pâte de cacao. Compte tenu de la prévalence du travail forcé des enfants dans le secteur du cacao en Côte d’Ivoire, il est clair que certaines, sinon une partie importante de ces importations, ont été produites grâce au travail forcé d’enfants. Il est temps que les États-Unis prennent des mesures plus énergiques pour lutter contre le travail forcé d’enfants dans le secteur du cacao et pour appliquer pleinement la section 1307 comme le souhaitait le Congrès », ont écrit les sénateurs.

"Il y a plus de 20 ans, le Département du travail (DOL) et le Congrès avaient collaboré avec de grandes entreprises chocolatières pour mettre au point un cadre visant à éliminer le travail des enfants de leurs chaînes d'approvisionnement en Afrique de l'Ouest, source de la grande majorité du cacao dans le mondeCes entreprises s'étaient engagées à éliminer le travail des enfants de la production de cacao dans les pays d’Afrique de l’Ouest, y compris la Côte d’Ivoire, pour 2005. Malheureusement, elles n’ont pas respecté ce délai et plusieurs autres, et le recours généralisé au travail des enfants dans le secteur persiste."

Dans leur lettre, les sénateurs exhortent la secrétaire par intérim, McAleenan, à enjoindre aux Douanes et à la patrouille des frontières (CBP) de bloquer les importations de cacao produit via du travail forcé et, le cas échéant, de mener une enquête criminelle.

Une copie de la lettre des sénateurs est disponible ICI

mercredi 17 juillet 2019

Hope Project

Le but de l’association est de sensibiliser à la consom’ACTION, avec l’importation, la création et la vente sous les normes du commerce équitable de produits naturels dont l’Ivoire végétal (Tagua), la noix d’un palmier qui pousse en Amérique du Sud, principalement en Equateur. Les bénéfices des ventes vont à des  projets sociaux et humanitaires en Belgique et dans le monde.

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mardi 16 juillet 2019

Meer dan Mooi


Meer Dan Mooi est un magasin de vêtements de Geel qui vend principalement des vêtements biologiques et équitables, mais aussi des bijoux.  Le site web permet de commander en ligne.

www.meerdanmooi.be

lundi 15 juillet 2019

Kari'T Care


Créé par un couple mixte Belgo-Béninois, Kari’T Care est un atelier familial de fabrication de cosmétique naturelle qui propose une gamme de soins et de savons à froid, dont l’ingrédient phare est le beurre de karité pur en provenance de la coopérative béninoise Soudom.  Kari’T Care n’utilise que des matières premières nobles en provenance de filières équitables, issues de l’agriculture biologique ou récoltées dans la nature. Les produits portent la Mention Slow Cosmétique®

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vendredi 12 juillet 2019

La coopérative ETHIQUABLE va doubler sa capacité de stockage et s’installera prochainement à Suarlée.

C’est l’histoire de 5 partenaires: ETHIQUABLE, Papilles Ravies, le Petit Abattoir Coopératif, la Légumerie de la Fabrique Circuit Court et la Bocalerie de la Fabrique Circuit Court. Leur point commun: ils partagent tous les mêmes valeurs sur les petits producteurs paysans. Leur projet: acheter ensemble un terrain et y construire leur atelier de production, de stockage ou de transformation. Leur idée: partager du personnel, des espaces et des équipements pour faire des économies, tant au niveau de l’investissement que du fonctionnement. Et leur rêve va bientôt devenir réalité puisque ils ont récemment créé ensemble la Coopérative Fabrique Circuit-Court et viennent de déposer un permis d’urbanisme.

Le projet architectural

La Fabrique Circuit Court sera un pôle d'activités spécialisé dans la transformation et la distribution agro-alimentaire artisanale et orienté vers le circuit court et le commerce équitable. Ce projet immobilier et économique inédit sera situé sur un terrain 80 ares dans un zoning du Bureau Economique de la Province de Namur, à la rue de l'Economie à Suarlée. Parmi les partenaires du projet, il y a la Coopérative ETHIQUABLE, le spécialiste des produits issus du commerce équitable et de l’agriculture paysanne biologique. « Depuis notre création en 2019, nous n’avons cessé de croitre de plus de 20% par an et les infrastructures actuelles à Waremme ne sont plus adaptées. », précise Stephan VINCENT, l’un des co-fondateurs d’ETHIQUABLE.

Actuellement ETHIQUABLE réalise 3.6 millions de CA et ambitionne, avec la croissance du secteur, encore des croissances de l’ordre de 15% par an ces 5 prochaines années. « Nous avions besoin d’un outil qui puisse accueillir notre développement. Le nouvel entrepôt sera entièrement sous température contrôlée et permettra de doubler notre capacité de stockage.»

Le projet prévoit également à terme la création de 5 emplois supplémentaires au sein d’ETHIQUABLE, qui viendront s’ajouter aux 9 travailleurs actuels qui ont également la particularité d’être également les actionnaires et les décisionnaires de l’entreprise.

« Nous voulions également un projet qui soit proche des valeurs que nous défendons ». Tous les partenaires du projet s’inscrivent dans une démarche coopérative et soutiennent l’agriculture paysanne. Leur but est de travailler ensemble à l’établissement de synergies opérationnelles et stratégiques pour soutenir le développement d’une économie plus équitable et d’un système d’agriculture paysanne auxquels les partenaires croient fermement.

Bien que soutenu financièrement en toute grande majorité par ses coopérateurs et ses partenaires financiers historiques, ETHIQUABLE a l’intention de lancer un appel public à l’épargne citoyenne car, selon Stephan VINCENT, « cela fait partie de notre stratégie d’être au plus proche des citoyens et de les intégrer au maximum dans notre projet. »

Le début des travaux de construction devraient débuter avant la fin 2019 et la mise en activité du site dans le courant 2020.

jeudi 11 juillet 2019

Kalani : des linges de lit équitables et bio

En langue maori (Polynésie), Kalani signifie paradis. C’est aussi une marque de linge de lit de qualité haut de gamme, éthique et écologique, née en 2016. Les cotons sont certifiés 100% Fairtrade et 100% bio (GOTS). La vente en ligne, qui évite beaucoup d’intermédiaires et les coûts inhérents à la tenue d’un magasin physique, permet de maintenir des prix abordables.

https://www.kalani-home.com/en/
https://www.facebook.com/KALANIbedding

mercredi 10 juillet 2019

Elecosy : du caca d'éléphant au papier



Elecosy est une société composée de professionnels de la décoration d’intérieur et de l’industrie du papier basés en Belgique, au Royaume-Uni et en Allemagne. 
L’idée d’Elecosy est née d’une visite de l’un d’eux à la société papetière Maximus à la Millennium Elephant Foundation à Kegalle, au du Sri Lanka. Maximus emploie des habitants de la région pour collecter du caca d'éléphant ensuite transformé en produits en papier. Cela procure un incitant financier qui aide à réduire la pauvreté dans la région.