lundi 18 septembre 2017

Festival Monde & Merveilles - Semaine du commerce équitable

Dans le cadre de la Semaine du commerce équitable, Altervoyages ASBL (plateforme belge du tourisme alternatif) vous invite à la troisième édition de son festival "Monde & Merveilles" !
Au centre de l’événement : l’émerveillement et la rencontre, avec un pays et ses habitants, autour de récits de voyage ou de vie, entre voyageurs, artistes, cinéphiles, associations, artisans et curieux.
Au programme : des films résolument optimistes sur les richesses naturelles, culturelles et humaines d’ici et d’ailleurs, des concerts de musique du monde, dégustations de produits équitables, un petit-déjeuner équitable le samedi matin, stands, conférences, contes, expositions, livres, ateliers, animations,...
Les nouveautés de cette année: traduction des conférences en langue des signes, petit marché circuit court et transactions financières en "Valeureux" (monnaie locale liégeoise), échangeable sur place.
Rendez-vous du vendredi 13 octobre au samedi 14 octobre 2017
au Jardin Botanique de Liège
rue Fusch 3 - 4000 Liège
04/250 95 83
Programme détaillé et réservations petits déjeuners : http://www.mondeetmerveilles.org
Le programme complet de la Semaine du commerce équitable : http://www.semaineducommerceequitable.be

vendredi 15 septembre 2017

Parlement européen : le commerce doit contribuer à promouvoir les droits de l’homme et la lutte contre les inégalités


Résolution du Parlement européen du 12 septembre 2017 sur les répercussions du commerce international et des politiques commerciales de l’Union européenne sur les chaînes de valeur mondiales (2016/2301(INI))

Le commerce doit être plus équitable, dans le but de contribuer à la lutte contre l’exploitation des travailleurs dans les pays les plus pauvres, ont déclaré les députés européens ce 12 septembre.

Alors que la structure du commerce international a considérablement évolué au cours des dernières décennies et que la redistribution inéquitable des bénéfices fait l’objet de critiques croissantes de la part du grand public, les députés proposent une série de mesures visant à protéger les travailleurs et l’environnement à travers le monde en réformant les "chaînes de valeur mondiales". Parmi leurs suggestions figurent les points suivants:
  • renforcer la responsabilité sociale des entreprises, en incluant des règles en la matière dans les accords de commerce et d’investissement négociés par l’UE;
  • contraindre la Commission européenne à envisager de prendre des mesures poussées de "diligence raisonnable" dans les chaînes d’approvisionnement, similaires à celles utilisées pour les "minerais de conflit" et l’approvisionnement en bois;

  • inclure des règles exécutoires en matière de droit du travail et de droits de l’homme dans les accords commerciaux; 
  • développer une stratégie européenne pour protéger les lanceurs d’alerte qui dévoilent des cas de travail forcé et de traite d’êtres humains; et
  • rendre l’"impact social de la production" visible sur les biens, afin de sensibiliser les consommateurs et de contribuer à un changement durable.

mardi 12 septembre 2017

Mise en liquidation volontaire de Maya Fair Trade

La société coopérative liégeoise qui commercialise notamment les célèbres petits pots de miel vient d'être mise en liquidation volontaire.

Lire l'article sur RTBF.be

jeudi 6 juillet 2017

Tunisie : lancement du label de commerce équitable local "Al Kahina"

À l’occasion de la Journée Internationale des Coopératives, Enda inter-arabe a lancé officiellement sont projet de création de son label de commerce équitable local « Al Kahina ». 
Ce projet s'inscrit dans une démarche de promotion des valeurs de l'économie sociale et solidaire défendues par Enda inter-arabe depuis sa création en Tunisie en 1990.

Plus d'info

lundi 29 mai 2017

La Côte d'ivoire se prépare à la norme ISO/CEN sur le cacao durable

Le 24 mai dernier, le Conseil des ministres en Côte d'Ivoire a adopté un décret réglementant la mise en œuvre des projets de certification et des programmes de durabilité dans la filière Café-Cacao. 
Ce décret détermine les conditions de mise en œuvre d’un cadre propice et organise le mécanisme de suivi et d’évaluation des projets de certification et des programmes de durabilité dans la filière café-cacao. Cette mesure vise à créer les conditions d’une production cacaoyère plus abondante, durable et de meilleure qualité, en vue de faire face à l’accroissement de la demande de cacao certifié par les industries cacaoyère et chocolatière nationale et internationale. 

Il s’agit également de répondre aux exigences des normes internationales de certification et de préparer les producteurs ainsi que toute la chaine de valeur du cacao à la mise en œuvre de la norme CEN/ISO pour le cacao durable et traçable dont la publication est prévue en novembre 2017.

Une sélection attentive des fèves © Chocolatemakers

La norme ISO 34101 - Fèves de cacao durables et traçables

Si certains industriels du chocolat ont adopté un ou plusieurs des trois principaux systèmes de certification externe internationaux (Fairtrade, Utz Certified, Rainforest Alliance), il est néanmoins clair que l'industrie ne mise pas uniquement sur cette piste. 

À leur initiative, le CEN (Comité européen de normalisation), la coupole des organisations nationales de normalisation de 33 pays européens, a engagé en 2011 un processus devant déboucher sur « une norme générale pour le cacao durable ». Un objectif ambitieux, certes, particulièrement vu que le CEN quitte pour la première fois son terrain de prédilection - les normes de qualité et de sécurité - pour aborder un thème aussi complexe que la durabilité. Il a rapidement été rejoint dans cette entreprise par l'ISO (International Organization for Standardization) et ses 163 pays membres. Les pays producteurs de cacao se retrouvent également autour de la table, de même que d'autres parties prenantes comme des entreprises et des ONG, par le biais des comités miroirs nationaux.
La norme ISO 34101 - Fèves de cacao durables et traçables décrit ce qui est nécessaire à une culture durable des fèves de cacao. Elle vise aussi à l’élaboration d’un système de développement progressif des fermes où elles sont produites.

Tous les maillons de la chaîne du cacao pourront utiliser la norme. L’objectif est d’établir de bonnes pratiques agricoles, de protéger l’environnement et d’améliorer les conditions sociales et les conditions de vie des fermiers. En outre, il s’agit aussi de rendre le secteur attractif pour les jeunes, un aspect qui n’est pas sans importance quand on sait que l’âge moyen des fermiers ne cesse d’augmenter.*

Le projet de norme se compose de trois parties :

- Exigences relatives au système de management de la durabilité
- Exigences de performance (relative aux aspects économiques, sociaux et environnementaux)
- Exigences de traçabilité.

La série de normes est en cours d’élaboration au sein du Comité européen de normalisation (CEN), sous la responsabilité du CEN/TC 415, Cacao durable et traçable, dont le secrétariat est détenu par DS, membre de l’ISO pour le Danemark, et de l’ISO/TC 34/SC 18, Cacao, dont les membres de l’ISO pour la Côte d’Ivoire (CODINORM), le Ghana (GSA) et les Pays-Bas (NEN) assurent la gestion conjointe.**

Elle recourra à un système Low Threshold/High Bar, c'est-à-dire distinguant différents niveaux (d'entrée, moyen, haut). La reconnaissance à un de ces niveaux implique la mise en place d'un plan d’action pour accéder à un niveau supérieur. 
Ce faisant, ISO/CEN espère faire du cacao durable la norme et non plus un produit de niche. Contrairement aux systèmes de certification existants, aucun label CEN ou ISO ne sera apposé sur le produit final à l'intention du consommateur : il reviendra aux entreprises souhaitant mettre en exergue que leur cacao est « cultivé durablement » de faire valider cette allégation. 


Une occasion unique ?

Il est clair que l'industrie voit dans ce processus une excellente solution pour tenir ses promesses ou, comme le formule Bill Guyton de la World Cocoa Foundation, « une occasion unique pour l'ensemble de la communauté cacaoyère ». De son côté, Choprabisco, la coupole des entreprises belges de chocolat, soutient également l'initiative.

VOICE, une coalition d'ONG et de syndicats européens,  a longtemps hésité sur la position à adopter, mais a finalement décidé d'apporter sa pierre à l'édifice. « L'opportunité nous est offerte de nous asseoir autour de la table avec l'industrie, désormais consciente, elle aussi, de la nécessité d'un changement », argumente Marieke Poissonnier d’Oxfam-Wereldwinkels . « Il se peut qu’au fur et à mesure de sa concrétisation, le processus perde de son impact, ce que nous ne manquerons alors pas de dénoncer. » 

Même son de cloche du côté des trois systèmes de certification associés au processus : « Notre décision d'y participer est sous-tendue par notre volonté d'instaurer des principes de commerce équitable et de contribuer à une progression réelle de l'ensemble du secteur », déclare Caitlin Peeling, Global Product Manager Cocoa chez Fairtrade International. « Nous souhaitons voir se développer une plateforme conjointe de discussion et d'apprentissage de la durabilité, ainsi qu'une prise de conscience accrue de la nécessité de changements, qui débouchera, espérons-le, sur des engagements concrets », renchérit Martine Willems, Manager Sustainable Agriculture Relations chez Rainforest Alliance.  Et Melanie Mokken, Responsable Communication chez UTZ, d’ajouter : « L'objectif de CEN/ISO rejoint la mission d'UTZ Certified, à savoir créer un monde où le cacao durable est la norme ». Quoi qu'il en soit, FI, UTZ et RA ne nourrissent pas de grands espoirs. « Nous ne voyons pas directement la plus-value d'une nouvelle norme », déclare Martine Willems (RA).

Même regard critique chez Caitlin Peeling (FI) : « Certains aspects essentiels du commerce équitable ne seront pas repris dans la norme, comme le rôle central réservé aux coopératives paysannes ou de meilleures et plus équitables conditions commerciales. Aussi, Fairtrade International continuera de jouer un rôle crucial pour le renforcement des agriculteurs et de leurs organisations. »  

La norme devrait toutefois permettre de faire valider comme « durables », les systèmes internes développés par les industriels, comme le « Cocoa Life » de Mondelez, et de se passer des certifications équitables, durables existantes.  Au risque d’alimenter plus encore la confusion chez les consommateurs.  



Source de la présentation de la norme ISO/CEN : À la recherche d'une norme mondiale pour le cacao "durable", Trade for Development Centre, 2015. 
* NBN, Une nouvelle norme pour des fèves de cacao plus durables, 2016.
**Clare Naden, Grand pas en avant dans le secteur du cacao avec de nouvelles normes mondiales en cours de préparation, ISO 19 septembre 2016.

lundi 3 avril 2017

Les pâtisseries Carrefour sont dorénavant préparées avec du cacao Fairtrade

Depuis le 1er avril 2017, tout le cacao utilisé dans les pâtisseries Carrefour est labellisé « Fairtrade Cocoa program ».

La société Eclair, qui fournit Carrefour, est le premier atelier de pâtisserie fraîche à travailler exclusivement avec du cacao « Fairtrade Cocoa program ». Copeaux, ganache, décoration, fondant, mousse,…. le cacao Fairtrade Cocoa Program se retrouve dans la composition d’une vingtaine de références de l’assortiment permanent et dans une dizaine de préparations saisonnières (nids de Pâques, bûches au chocolat,…).
Ces produits sont identifiés par l’autocollant officiel du programme.

En complément du label Fairtrade bien connu, de nouveaux labels Fairtrade program ont en effet fait leur apparition pour le cacao, le sucre et le coton. Ils permettent de ne faire certifier qu'un seul ingrédient. Les entreprises sont en mesure de les afficher sur un produit seulement si 100% de leur approvisionnement en sucre, cacao ou coton pour ce produit est certifié Fairtrade. Une barre de chocolat pourra donc porter le label Fairtrade program si un des ingrédients, par exemple tout le cacao ou tout le sucre, est certifié Fairtrade.

lundi 6 mars 2017

Les producteurs de cacao vivent toujours sous le seuil de pauvreté en Côte d'Ivoire

Une nouvelle étude menée par Barry-Callebaut et l'Agence Française de Développement (AFD) montre que les cacaoculteurs de Côte d'Ivoire, même bénéficiant de projets durables tels que les labels ou les initiatives du secteur privé, vivent encore très en deçà du seuil de pauvreté, avec environ 568 francs CFA (soit 0,86 euros) par jour et par personne. 

C'est le résultat direct de la faiblesse des rendements dans des fermes relativement petites. L'étude menée entre 2013 et 2015 confirme que les rendements sont faibles (435 kg / ha), les plantations de petites tailles (4,87 ha) et vieilles (24 ans).

Les obstacles à l'amélioration des rendements sont l'utilisation insuffisante d'engrais, y compris les engrais bio, en raison de moyens financiers insuffisants et du manque d'accès au financement. De plus, en Côte d'Ivoire, où les arbres sont vieux et fortement touchés par des maladies, l'obligation de replanter les cacaoyers avec un matériel de plantation adapté est souvent postposée en raison d'un manque de connaissance des meilleures pratiques.

Télécharger l'étude (en anglais)

dimanche 5 mars 2017

Certification de 5 000 petits producteurs d’huile de palme en Côte d’Ivoire

"L’ONG Solidaridad West Africa a démarré la mise ne œuvre d’un des plus grands programmes de certification Roundtable on Sustainable Palm Oil  (RSPO)  de la production d’huile de palme.  Quelque 5000 petits producteurs d’huile de palme en Côte d’Ivoire seront formés pour produire une huile de palme durable certifiée RSPO."

Lire la suite de l'article sur Commodafrica

samedi 4 mars 2017

Emma Watson fait la promotion de la mode éco-respectueuse sur Instagram

"La star hollywoodienne s'est associée à la styliste Rebecca Corbin-Murray pour lancer sur Instagram le projet The Press Tour. Ce compte suivra l'actrice pendant la tournée promotionnelle du film "La Belle et la Bête", afin d'offrir un aperçu des tenues éco-respectueuses que l'actrice portera pour ses apparitions publiques."

Lire la suite de l'article dans Le Parisien 

mardi 28 février 2017

Royaume-Uni : les magasins Co-op n'utiliseront plus que du cacao Fairtrade dans les produits de leurs marques propres

En prélude à la Fairtrade Fortnight (Quinzaine du commerce équitable), les magasins Co-op ont annoncé qu'à partir de mai 2017, ils n'utiliseront plus que du cacao Fairtrade pour les produits de leurs marques propres - une première pour les détaillants britanniques.

Lire la suite de l'article de Rebecca Harvey (en anglais)

lundi 27 février 2017

Bangladesh - H&M, Zara et C&A boycottent le sommet de l’industrie de l’habillement

"Cinq enseignes majeures de l’habillement - H&M, Zara, C&A, Next et Tchibo – ont annoncé qu’elles ne participeront pas au Dhaka Apparel Summit, organisé par l’association des employeurs du Bangladesh, le BGMEA. Par ce boycott, les enseignes expriment leur désapprobation face à la vague de répression menée depuis deux mois par le gouvernement du Bangladesh et les propriétaires d'usines à l’encontre des travailleurs de l’habillement. Ces entreprises représentent des milliards de dollars de chiffre d’affaires pour les fabricants de vêtements du Bangladesh."

Lire la suite sur le site d'achACT

vendredi 24 février 2017

Les planteurs de cacao peuvent améliorer leur revenu grâce à des systèmes agroforestiers

"Une étude de longue durée effectuée en Bolivie pour comparer différents systèmes de culture du cacao a montré que les systèmes agroforestiers et l’agriculture biologique n’améliorent pas seulement la biodiversité et la sécurité alimentaire mais qu’ils peuvent aussi être plus profitables que les monocultures et l’agriculture conventionnelle. 
Cette étude a été réalisée par l’Institut de recherche de l'agriculture biologique (FiBL) et des partenaires de Bolivie."



samedi 11 février 2017

Maurice : Ferrero s'allie à Altro Mercato pour soutenir les producteurs de canne à sucre

Le groupe Ferrero s’est associé à Altromercato, première organisation italienne de commerce équitable, pour soutenir les petits planteurs locaux afin de promouvoir une culture plus efficiente de la canne à sucre.

Lire l'article de Kamlesh Bhuckory dans defemedia.info