jeudi 2 avril 2020

Dans le monde, plus de 71,5 millions d’hectares de surface agricole sont cultivés en bio


2018 a été une nouvelle année record pour l’agriculture biologique mondiale. Selon la dernière enquête du FiBL sur l’agriculture bio à travers le monde, la surface agricole biologique a augmenté de 2 millions d’hectares; les ventes du commerce de détail de produits bio ont, elles aussi, continué leur croissance, pour atteindre un nouveau record, comme le montrent les données provenant de 186 pays (données datant de fin 2018). La 21e édition de l’étude "The World of Organic Agriculture", publiée par le FiBL et l’IFOAM – Organics International, montre que la tendance positive de ces dernières années se poursuit. Cette enquête annuelle sur l’agriculture biologique dans le monde est réalisée avec le soutien du Secrétariat d’État à l’économie (SECO), du Centre du Commerce International (ITC), du Fonds Coop pour le développement durable et de NürnbergMesse, l’organisateur du salon BIOFACH.

Le marché bio mondial continue de croître et a dépassé la barre des 100 milliards de dollars américains
Selon la société d’études de marché Ecovia Intelligence, le marché mondial des aliments biologiques a, pour la première fois, dépassé la barre des 100 milliards de dollars américains en 2018 (environ 97 milliards d’euros). Le premier marché est celui des États-Unis, avec 40,6 milliards d’euros, suivi par l’Allemagne (10,9 milliards d’euros) et la France (9,1 milliards d’euros). En 2018, de nombreux marchés importants ont continué à enregistrer des taux de croissance à deux chiffres et le marché bio français a notamment connu une croissance de plus de 15 %. Ce sont les consommateurs danois et suisses qui ont dépensé le plus pour les aliments bio en 2018 (312 euros par habitant). Le Danemark détenait en outre la part de marché bio la plus élevée (11,5 % de son marché alimentaire total).

2,8 millions de producteurs bio à travers le monde
En 2018, on a recensé 2,8 millions de producteurs bio. L’Inde reste le pays ayant le nombre de producteurs le plus élevé (1'149'000), suivie par l’Ouganda (210'000) et l’Éthiopie (204'000).



Hausse constante de la surface agricole biologique
Au total, 71,5 millions d’hectares étaient cultivés en bio fin 2018, soit une hausse de 2,9 % ou de 2 millions d’hectares par rapport à 2017. L’Australie est le pays ayant la plus grande surface agricole biologique (35,7 millions d’hectares), suivie par l’Argentine (3,6 millions d’hectares) et la Chine (3,1 millions d’hectares). En raison de la grande surface bio en Australie, la moitié de la surface agricole biologique mondiale se trouve en Océanie (36,0 millions d’hectares). L’Europe compte la deuxième plus grande surface (15,6 millions d’hectares), suivie par l’Amérique latine (8 millions d’hectares). La surface consacrée à l’agriculture biologique a augmenté sur tous les continents par rapport à 2017.


Dans 16 pays, 10 % ou plus de la surface agricole est cultivée en bio
À l’échelle mondiale, 1,5 % de la surface agricole est cultivée en bio. Cependant, de nombreux pays ont des parts beaucoup plus élevées. Les pays avec la part bio la plus élevée par rapport à la surface agricole totale sont le Liechtenstein (38,5 %), les îles Samoa (34,5 %) et l’Autriche (24,7 %). Dans 16 pays, 10 % ou plus de la surface agricole est cultivée en bio.

Les statistiques mondiales montrent que l’agriculture biologique contribue à atteindre les objectifs de développement durable

D’après le Dr Monica Rubiolo du SECO, "l’accès à des données fiables sur l’agriculture biologique n’aide pas seulement à mesurer le succès quant à l’atteinte des objectifs de développement durable, il oriente aussi les décideurs et les autres parties prenantes tout au long de la chaîne de valeur". Joseph Wozniak de l’ITC estime que "cette publication livre des informations essentielles aux personnes qui ont à cœur de savoir dans quelles conditions environnementales les denrées sont produites, qu’elles proviennent de leur pays ou qu’elles y soient vendues".

"Les statistiques mondiales sur l’agriculture biologique se sont révélées utiles pour les programmes de développement et les stratégies d’appui à l’agriculture et aux marchés biologiques, et elles sont cruciales pour suivre l’impact de ces activités. Cette publication témoigne de notre engagement continu pour la transparence dans le secteur du bio", affirment Louise Luttikholt, directrice exécutive de l’IFOAM – Organics International, et le Prof. Urs Niggli, directeur du FiBL


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